CABC(17 000 FCFA ) PALC(9 500 FCFA ) CDAC(4 710 FCFA ) FTSC(3 200 FCFA ) ABJC(4 200 FCFA ) BNBC(22 105 FCFA ) BICC(40 050 FCFA ) BOAB(47 500 FCFA ) BOAN(37 000 FCFA ) SDSC(50 000 FCFA ) CFAC(18 000 FCFA ) CIEC(15 790 FCFA ) SEMC(32 065 FCFA ) ETIT(47 FCFA ) NTLC(58 000 FCFA ) ONTBF(45 000 FCFA ) SIVC(8 500 FCFA ) SRIC(44 990 FCFA ) SPHC(31 990 FCFA ) SAFC(29 000 FCFA ) STBC(61 240 FCFA ) SHEC(10 495 FCFA ) STAC(4 625 FCFA ) SDCC(11 100 FCFA ) TTRC(1 800 FCFA ) SNTS(133 000 FCFA ) TTLC(78 000 FCFA ) UNXC(10 500 FCFA ) SVOC(5 000 FCFA ) SOGC(33 000 FCFA ) PRSC(116 000 FCFA ) SGBC(45 995 FCFA ) SICC(5 000 FCFA ) SLBC(153 615 FCFA ) SMBC(12 000 FCFA ) UNLC(47 000 FCFA ) NEIC(3 085 FCFA ) BOAC(28 000 FCFA )
 
 
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Huile
Dakar vient de permettre l’importation de l’huile végétale ivoirienne, interdite pour « protéger la santé des Sénégalais ». Dans la guerre de l’huile qui l’oppose au Sénégal, la Côte d’Ivoire vient de remporter une deuxième manche. Dakar a permis, la semaine dernière, l’entrée d’une cargaison d’huile végétale ivoirienne, marquant ainsi la suspension du décret du 10 septembre 2009, portant sur l’« interdiction de la commercialisation de toutes huiles contenant plus de 30% d’acides gras saturés sur le marché sénégalais ». Sous ses dehors généraux, le décret visait clairement l’huile ivoirienne. Les industriels ivoiriens l’avaient compris ainsi, et dénoncé un critère purement discriminatoire contre une « production qui répond aux normes internationales ». Ils ont saisi en conséquence leur gouvernement, qui a interpellé les autorités communautaires, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et l’Union économique et monétaire ouest-africaine, pour « entrave à la libre circulation des marchandises ». « Il s’avère indispensable que soit résolu de manière définitive, le problème récurrent des barrières tarifaires et des obstacles techniques au commerce, aux frontières de certains Etats membres de la CEDEAO et de l’UEMOA », soutint alors, avec fermeté, le ministre ivoirien de l’Intégration, Amadou Koné. C’est que l’enjeu est crucial pour la Côte d’Ivoire. Après avoir beaucoup souffert du vieillissement de ses installations et de ses plantations, qui lui vaut une compétitivité inférieure aux huiles du Sud-Est asiatique, pourtant venu bien après elle à la culture de l’huile de palme, elle a entrepris de faire face. La SIFCA, productrice de l’huile de palme exportée vers le Sénégal, vient d’investir 15 milliards FCFA (22,8 millions d’euros) dans une raffinerie. La nouvelle usine, qui devrait être opérationnelle au cours du deuxième trimestre de 2010, aura une capacité de production de 15 000 tonnes par jour. Elle serait la plus importante raffinerie d’huile de palme d’Afrique. Visitant ces installations, le ministre ivoirien Koné en a donné les raisons. « Il s’agit d’attester à la face de la communauté ouest-africaine et internationale que l’huile de palme et ses produits dérivés, sont d’origine ivoirienne. » Renfort sénégalais La Côte d’Ivoire a eu un renfort sénégalais. L’Union nationale des commerçants du Sénégal (UNACOIS) a commis deux experts, les Docteurs Jean Graille et Elimane Amadou Sy, pour démonter l’argumentaire sénégalais sur la nocivité de l’huile de palme. Forte de cet avis, l’organisation a décidé d’attaquer son gouvernement devant la Cour de justice de l’UEMOA. Elle a gros à perdre. Après la levée des taxes, entre le 21 janvier 2008 et le 16 juillet 2009, les importations d’huiles de palme se sont chiffrées à 45 millions d’euros, alors qu’elles étaient tombées de 75 320 Mt en 2005 à 30 554 Mt en 2006 avec la protection. C’est la deuxième victoire ivoirienne face au Sénégal, qui apparaît de plus en plus mauvais joueur. Dakar avait voté, le 16 décembre 2005, une loi complétée par une seconde, le 21 juillet 2006, pour appliquer une taxe conjoncturelle d’importation et une taxe spécifique pour renchérir l’huile ivoirienne. Saisie par Abidjan, l’UEMOA avait donné raison à la Côte d’Ivoire. Mais peut-être que le plus déterminant avait été la pression de la Banque mondiale. Elle avait dénoncé publiquement l’appui apporté par le gouvernement à un privé au détriment de toute la population, obligée de payer plus cher son huile. De plus, le Sénégal ne respectait pas une conditionnalité à l’appui budgétaire de 68,6 millions d’euros qu’il avait encaissé. Un délai maximal de 200 jours lui est accordé pour lever la mesure. SUNEOR contre-attaque La troisième manche a déjà commencé. Le propriétaire de SUNEOR, qui entend conserver le monopole de fait de l’huile au Sénégal, a mobilisé toutes ses entreprises du secteur en Afrique de l’Ouest, Nioto, SOCOMA, SODEFITEX, pour déférer le producteur ivoirien SIFCA à l’UEMOA afin d’obtenir l’annulation du regroupement entre l’ivoirienne et des partenaires asiatiques, pour abus de position dominante. L’entreprise sénégalaise espère être plus heureuse que pour sa première plainte devant l’UEMOA contre SIFCA pour contester la nationalité de l’huile ivoirienne entrant en franchise de douane comme produit communautaire. SIFCA avait démontré facilement qu’elle n’importait que de faibles quantités d’huile asiatique, 10 800 t en 2007, 13 000 en 2008, pour la période de soudure, et loin des 50 000 à 100 000 avancées par SUNEOR. SUNEOR n’a pas trop le choix. Ses installations, vieilles, ne lui permettent pas de produire à un prix compétitif de l’huile végétale à partir de l’huile brute importée. Ce sont les bénéfices de ce marché captif qui lui permettent d’équilibrer avec peine ses exportations d’huile d’arachide brute. Là est le fond du problème. Plutôt que de continuer un combat perdu d’avance, l’entreprise sénégalaise a peut-être compris qu’il lui fallait trouver d’autres sources de revenus. Elle vient de lancer une « huile à base d’arachide cultivée et transformée au Sénégal pour le marché sénégalais », qui coûterait 10 à 15% moins cher que l’huile de soja raffinée. Une huile « bas de gamme » dénonce-t-on déjà dans le pays. Par Chérif Elvalide Sèye (les Afriques)
 
PAA
Spécialisation des quais, innovations technologiques, nouvelles solutions logistiques… La direction générale du port autonome d’Abidjan prévoit des investissements de 25 à 27 milliards de Fcfa pour les trois prochaines années, dans la modernisation. Le directeur général, Marcel Gossio, l’a annoncé Mercredi 10 Février 2010, au cours de la conférence de presse qu’il a animée à la fin de la traditionnelle cérémonie de rentrée commerciale. D’ores et déjà, ce sont 20 milliards de francs qui ont été investis dans le programme de modernisation des installations depuis 2007. A ce sujet, il convient de rappeler qu’un fort accent a été mis par les dirigeants du port sur la spécialisation des quais. Il y a, depuis début 2009, un quai minéralier digne de ce nom, grâce aux investissements apportés par le premier manutentionnaire mondial du vrac, le groupe belge Sea Invest. Le dernier-né des quais spécialisés est le terminal roulier. Il est dédié aux navires désignés dans le jargon portuaire, sous l’appellation «Ro Ro» (ces bateaux qui transportent les véhicules). Les investissements dans la modernisation du port, ce sont aussi les innovations technologiques que les premiers responsables du port présentent avec fierté à leurs partenaires commerciaux. Il s’agit du tracking, système de suivi des camions et des conteneurs par satellite, depuis le port jusqu’aux entrepôts du propriétaire des marchandises, et de l’affichage dynamique destiné à faciliter et optimiser les relations avec la clientèle. Le port a même signé un contrat d’exclusivité avec la société Novacom du Centre national d’études spatiales de France en vue de l’exploitation du tracking. Parce qu’ils n’entendent pas s’arrêter en si bon chemin sur la voie de la compétitivité, les dirigeants du port autonome d’Abidjan poursuivent le programme d’investissement. Le directeur général a annoncé, hier, la création d’un centre de traitement de déchets liquides, la réalisation d’un centre de dépotage des conteneurs, l’acquisition de dragues pour garantir les profondeurs du plan d’eau, d’une barge pour les opérations de soutage, la construction d’entrepôts frigorifiques au port de pêche et même l’achat de wagons à mettre à la disposition de Sitarail. La modernisation en vue des performances est un gage de compétitivité des ports. Mais, il reste que les coûts de passage et les taux de fret sont aussi un critère important du choix d’un port par rapport à un autre. Cette préoccupation est revenue, hier. Elle a été soulevée par le directeur général de l’Office ivoirien des chargeurs (Oic), Abdoul Dramane Bakayoko. Il a insisté, lors de son temps de passage, sur le fait que tout doit être de telle sorte que les coûts de passage et le taux de fret soient compétitifs en 2010. Cela va soulager, dit-il, non seulement les entreprises, mais aussi les consommateurs finaux. La moisson aura été bonne au niveau de l’exercice 2009, au port autonome d’Abidjan. Le directeur général l’avait déjà dévoilé, lors de la cérémonie de présentation des voeux. Le port a enregistré un trafic global de 24 034 167 tonnes, soit une croissance de 8,8% par rapport à 2008. Le fait marquant de la grille récapitulant ce record, c’est cet autre record au niveau du transit marchandises en direction des pays de l’hinterland. 2009 a enregistré 1 609 945 tonnes. La croissance est de l’ordre de 58,4%. Cela montre bien que non seulement le port a reconquis ce qu’il avait perdu du fait de la crise armée, mais aussi il fait mieux qu’avant. Finie donc la triste période des mauvais résultats qui étaient tombés jusqu’à mille tonnes. Cerise sur le gâteau: la certification à la norme Iso 9001 version 2008 management de la qualité. En la remettant officiellement au directeur général du port, le directeur Afrique de l’Ouest d’Afnor, Ibrahim Jerome Keindé a expliqué, entre autres qu’elle est le gage de la confiance que les clients de l’hinterland leur accordent. Et un avantage concurrentiel à consolider. Si tout baigne dans l’huile au port, cela ne semble pas le cas du côté des douanes. Si les recettes globales ont connu une hausse, l’administration n’a cependant pas atteint les objectifs de recettes fixés par le gouvernement. Ce sont 789, 12 milliards de Fcfa qui ont été enregistrés en 2009, a révélé le représentant du directeur général adjoint, Bobia Emile. La cérémonie était parrainée par le ministre des Mines et de l’Energie, Léon Emmanuel Monnet.
   
  
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